< [Énergie] Le télétravail dans les très grandes entreprises | Lutte Virale

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En parallèle à l’enquête de l’Ugict-CGT, l’Ufict Mines et Energie a réalisé une enquête sur le télétravail auprès des Ingés Cadres, Techs, Agents de Maîtrise et professions intermédiaires des industries électriques et gazières. Cette enquête a débuté le 25 mars, et a été clôturée le 30 avril. En un mois, un peu plus de 5 200 salarié·es ont répondu au questionnaire en ligne. Le nombre important de réponses recueillies démontre l’intérêt que les salariés ont porté à ce questionnaire et leur besoin de s’exprimer sur cette question du travail en confinement.

48 % des répondant·es sont cadres et 52 % agents de maîtrise. L’enquête a essentiellement été diffusée dans des très grandes entreprises avec une forte présence syndicale, EDF, ENGIE, ENEDIS, GRDF, dans lesquels des accords encadrent le télétravail qui est déjà organisé en période normale pour une partie des personnels, mais jamais à temps plein. Ainsi, 51 % des répondant·es télétravaillaient déjà entre une et deux journées par semaine avant le confinement.

83 % des personnels ayant répondu n’ont pas de responsabilités managériales, 17 % d’entre eux sont encadrant·es.

D’importants dépassements de temps de travail : Pendant la période, 43 % des répondant·es déclarent travailler au-delà de leurs horaires de références et être sollicités par leurs proches (enfants) pour 64 %.

Des difficultés pour pouvoir travailler au calme : Les répondant·es nous disent être obligés de partager l’espace où ils travaillent avec leur famille pour 47 % d’entre eux soit près d’un sur deux

Une grande majorité (plus de 83 %) dit que le matériel mis à disposition par les entreprises est adapté aux tâches à effectuer, mais 23 % d’entre eux disent ne pas avoir un espace de travail adapté avec chaise, table ou bureau adéquat.

Un défi pour les manageurs : La moitié des encadrant·es indique ne pas être perturbés par le management à distance. 82 % d’entre eux déclarent réussir à maintenir une bonne cohésion d’équipe (en réalisant un briefing quotidien pour la moitié d’entre eux), dans le même temps, 36 % des managers déclarent que le télétravail généralisé de leurs équipes génère un surcroit d’activité.

Dans l’urgence, les cadres et professions intermédiaires se sont adapté à cette généralisation contrainte du travail à domicile. Et ce malgré les conditions dégradées qui les obligent souvent à partager leur espace avec la famille ; ce qui est difficilement conciliable avec une activité professionnelle exigeant de la concentration, de la disponibilité et un environnement calme lors des réunions en vidéoconférence ou conférence téléphonique.

Cependant, les remontées démontrent l’urgence à effectuer un bilan de cette généralisation du télétravail non anticipée pour pouvoir négocier de nouvelles mesures d’encadrement, notamment en matière de temps de travail, de droit à la déconnexion, d’équipement en matériel de bureau et de prévention des risques psychosociaux.

 

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